et à la reconnaissance de la valeur professionnelle de certains personnels enseignants, d'éducation et d'orientation relevant du ministre chargé de l'éducation nationale
Paru au JO ...
Paru au JO ...
disponible pour les utilisateurs enregistrés sur sur le forum.
Création d'une catégorie "ressources" dans laquelle sont stockés divers documents utiles glanés sur le net
Bon surf ;)
En vous enregistrant sur le site, vous pouvez répondre aux messages publiés sur le bistrot. Désormais, vous aurez accès à différents flux RSS provenant de sites que je fréquente régulièrement.
Un menu "Flux" apparait lorsque vous vous connectez.
Ce menu va être mis à jour régulièrement.
Avec Lille en grand vainqueur. J'en connais qui vont palper de jolies primes pour leur efficacité efficience.
J'ai récupéré la carte publiée par Néo sur le forum de Gab.

Une chronique de Jacques Donzelot, publiée dans la revue Esprit, ce mois-ci.
Ceux qui suivent les travaux de Terra Nova ont peut-être déjà lu de ses papiers.
En voici un extrait, où après avoir évoqué La Duchère, Vaux-en-Velin, Les Minguettes, puis passé en revue les lycées Jacques Brel (Les Minguettes) et Doisneau (Vaux-en-Velin), il conclut ainsi par le collège Schoelcher (La Duchère) :
.
L'installation d'établissements scolaires de niveau secondaire constitue une nécessité de plus en plus reconnue pour sortir la population d'une cité de son état de relégation. Mais, en même temps, ces établissements réussissent bien mal à symboliser cette ouverture de la cité sur la ville. Faut-il voir alors dans cette difficulté le seul effet de la logique de ghetto ou bien, aussi, celui de la rigidité des structures de l'enseignement ? Telle fut la question générale autour de laquelle tourna l'entretien que nous avons eu, pour finir, avec le principal du collège Schœlcher dans le quartier de la Duchère, puisqu'il faut toujours revenir par où l'on a commencé.
Le collège Schœlcher à la Duchère
Par sa seule disposition architecturale, le collège Schœlcher met en évidence la séparation entre le quartier et les enseignants. Les élèves entrent en effet dans le collège par une cour qui se trouve à la hauteur même du quartier. L'espace de la cour se trouve d'ailleurs marqué par la proximité d'une grande barre qui en plombe l'horizon. Les enseignants, en revanche, arrivent par le bas, à travers une rue qui serpente dans un paysage résidentiel aisé. Ils peuvent ainsi entrer et sortir du collège sans jamais mettre les pieds dans le quartier.
Comment réduire cette dénivellation entre les enseignants et le quartier? Deux voies sont possibles: faire venir le quartier dans le collège et amener les enseignants à s'investir dans le quartier. Telle fut en tout cas la double tâche à laquelle s'attela le principal durant les quatre années de son exercice. Avec un succès très inégal selon le versant considéré.
Côté quartier, son premier souci fut de créer dans le collège un lieu destiné aux parents, pour les y faire venir et leur faire comprendre, de l'intérieur, son mode de fonctionnement afin qu'ils puissent en donner les clefs à leurs enfants au lieu de les laisser entretenir le rejet du collège comme théâtre de leur humiliation. Pour cela, il fallait un local où ils se sentent eux-mêmes à l'aise et ne ressemblant donc en rien au reste de l'établissement. Il ne fallait surtout pas une salle des parents qui fût l'image, en pire, d'une salle des profs. Le local qu'il nous fait visiter est petit mais agréable, garni d'éléments d'ambiance renvoyant au Maghreb et à l'Afrique tropicale. Ils ont été choisis par un adulte-relais chargé de traduire en arabe pour les parents les informations que le principal tient à leur fournir régulièrement sur les activités du collège et les problèmes qui s'y posent. Outre le thé à la menthe, ils peuvent, dans ce local, prendre des cours de français langue étrangère, des cours de maths aussi, tant paraît grand leur souci de comprendre les difficultés spécifiques de cette discipline lorsque leurs enfants y échouent. Mais le contact établi grâce à ce local permet surtout de conjurer la chute brutale des liens avec les parents qui suit généralement le passage de l'école primaire au collège, où ils se trouvent déconcertés par la complexité de l'organigramme et le jargon de son administration. Grâce à cet effort d'ouverture, le principal dispose d'une amicale de parents d'élèves suffisamment représentative de la population du quartier et capable d'interpeller son conseil d'administration autant qu'elle en éprouve le besoin.
Côté enseignants, l'ouverture est beaucoup plus difficile. Il a commencé par les inciter à faire acte de présence dans cette cour qui symbolise le versant quartier du collège. Les syndicats ont refusé mais quelques enseignants ont accepté. Cela a permis un changement notable. Car, pour les élèves, les surveillants, qui accomplissaient seuls jusque-là cel office, ne sont que des demi-adultes. La présence des enseignants, même faible, a permis que la cour ne soit plus seulement le prolongement du quartier mais un lieu où celui-ci se confronte au collège. Assez, en tout cas, pour entreprendre une démarche conduite par son responsable et ces enseignants avec les associations de quartier, surtout celles tournant autour de la jeunesse et de la culture ou de l'aide scolaire. L'idée étant de partager les connaissances sur les élèves, de faire en sorte que les écarts commis par certains soient portés plus largement à la connaissance des autres et que cela puisse aider à réduire la propension à voir la violence comme un simple jeu. Ce partenariat a aussi permis la mise au point d'une formule de traitement des élèves exclus qui fasse que cette sanction ne soit plus pour eux l'occasion de se déchaîner sur le quartier et de revenir au collège dans un état pire que celui qui leur avait valu d'être exclus. Ce module d'accès éducatif pour les élèves exclus (MODACEE) s'appuie sur l'ensemble de ce réseau ainsi que sur les quelques enseignants volontaires pour assurer une prise en charge des exclus qui permet de suivre l'évolution de chacun et de réduire la récidive de moitié alors qu'elle était la conséquence la plus fréquente d'une première sanction.
Au terme de son « mandat», le principal note une augmentation du nombre d'élèves qu'il explique principalement par la modification de l'image du quartier à travers la rénovation urbaine. Quant aux résultats scolaires, ils ne s'améliorent pas sensiblement : le taux de réussite au brevet des collèges oscille chaque année entre 45% et 70%. Sur quatre-vingts élèves à la fin de la troisième, la grande majorité va dans un lycée professionnel. Ceux qui vont au lycée d'enseignement général voisin, La Martinière, de très bon niveau, s'y voient désignés comme «les Schœlcher», autant dire la racaille.
Peut-on, selon lui, améliorer ces résultats ? Il faudrait pour cela modifier sensiblement le recrutement des enseignants et mettre en place une commission ad hoc. Ce que les profs ont refusé. « C'est bien là tout le problème: le mode de fonctionnement du corps enseignant, son taux de présence d'abord. Il faudrait vingt-cinq heures de présence, dont seize de cours, quel que soit le statut. À quoi riment les mille euros de plus que touchent les agrégés sans valeur ajoutée ? Son rapport à la mobilité aussi : pour pouvoir recruter les profils correspondant à la variation de difficulté dans les collèges, il faudrait établir des clauses de mobilité tous les dix ans. »
Jacques Donzelo
.
Il aura su capter l'essentiel du problème, sans solution avec les recrutement et fonctionnement actuels des profs . Ok, il ne faut pas généraliser. Mais en lisant l'ensemble de l'article, sa chute surtout, ils me rappellent d'autres lieux de la RP, avec les mêmes acteurs, Ou si ressemblants. les mêmes résultats.
Le Chat docte .
Ah bah oui ... je sais, j'avais dit que c'était la fin.
Et ben non (on dirait mon fils ...) ! Je prends les mêmes (pas tout à fait) et je recommence.
J'ai quand même fait quelques changements :
Je ne cherche pas de reconnaissance. Je ne cherche pas non plus à augmenter la fréquentation par ici. Je mets à la disposition d'un groupe d'irréductibles un petit endroit où l'on peut aborder les problématiques liées à nos métiers.
Si ça vous dit, entrez, installez vous, on vous offre le premier verre.
A+
Tio
Que dire ...
Comme vous l'avez probablement remarqué, le bistrot des CPE n'est plus accessible. J'ai voulu effectuer une mise à jour de phpbb (qui est le "moteur" en quelque sorte du forum). Cette mise à jour a bien entendu planté. Comme à chaque fois d'ailleurs. Pas de bile, j'ai des sauvegardes me suis-je dit confiant !
Et effectivement, j'avais des sauvegardes. J'ai donc restauré le site et la base de données. Et ça n'a pas marché.
J'ai donc effacé le site et restauré la sauvegarde. (ça ça marche)
Puis j'ai effacé la base de données et ... pas trouvé la sauvegarde !
J'ai donc perdu tous les fils de discussion du forum et j'en suis pas fier.
Bon, en même temps, ça faisait un moment qu'on en parlait de la fermeture du forum, mais je l'aurais bien laissé en ligne; histoire de retrouver les discussions.
En bref, FIN de l'aventure "bistrot des CPE"
Ce bistrot, j'y ai vraiment cru. L'idée de créer un endroit d'échanges sur les problématiques liées à ce beau métier me paraissait judicieuse. Mais pour diverses raisons, seuls quelques collègues sont venus régulièrement fréquenter le lieu.
Je présente bien volontiers mes excuses à ces quelques "clients" du bistrot pour la perte de toutes ces informations.
Je suis actuellement entrain de reconstruire un nouveau lieu d'échange différent. Plus facile à administrer et plus souple pour les utilisateurs. Si l'aventure vous intéresse ou si vous souhaitez me joindre, vous pouvez m'envoyer un mail à pub arobase(@) viesco.net
A+
Tio